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La Lorraine Religieuse - Page 5

  • Implantation des Jésuites à Nancy (4)

    A l'occasion du départ des Jésuites après 350 ans de présence en Lorraine, nous proposons un parcours dans Nancy et Pont-à-Mousson à la découverte de ce qui reste de leur implantation. On profitera de cette promenade pour décrire leur activité apostolique et culturelle.

    Voici la suite de la présentation, le début est ici ,  et là.

  • Implantation des Jésuites à Nancy (3)

    A l'occasion du départ des Jésuites après 350 ans de présence en Lorraine, nous proposons un parcours dans Nancy et Pont-à-Mousson à la découverte de ce qui reste de leur implantation. On profitera de cette promenade pour décrire leur activité apostolique et culturelle.

    Voici la suite de la présentation, le début est ici et là.

  • Exposition sur Jérusalem

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  • Litanies des Saints du diocèse de Nancy et Toul .

    Pour fêter la Toussaint localement ...

    Les saints évêques de Toul

    St Mansuy (premier évêque IVè siècle)
    St Amon (2è évêque IVè)
    St Alchas (3è évêque Vè) 

    St Celsin (4è évêque Vè)
    StAuspice(5è évêque vers 470)
    St Ours (6è évêque en 496) 

    St Epvre (7è évêque en 500)
    St Albaud (8è évêque)
    St Dulcitius (10è évêque vers 530)

       St Prémon (12è évêque)
       St Eudulus (14è évêque en 614)
       St Leudin-Bodon (17 è évêque VIIè siècle)

       St Jacob (24è évêque 756-765)
       St Arnould (28è évêque, 849-871)@
       St Gauzelin (32è évêque 922-962) 

       St Gérard (33è évêque 963-994)
       St Etienne de Lunéville (34è évêque 994-996)@
       St Léon IX (38è évêque 1026-1049)

    Les autres saints selon la chronologie.

    Les martyrs des origines

    St Denis, Rusticus et Eleuthère   (IVè siècle martyr) @
    St Euchaire (IVè siècle martyr à Pompey)@  et St Don (martyr près de Dombasle. Quand ? )
    St Elophe, Libaire, Menne et Suzanne (IVè siècle. martyrs de Grand)@ 

    Le temps des Pères

    St Nicolas (IVè siècle évêque de Myre, au concile de Nicée)
    St Vaast (Vè siècle, catéchiste de Clovis. évêque d’Arras)
    St Firmin( Vè siècle. originaire de Toul, écolâtre de Toul, 7è évêque de Verdun)@ 

    St Gibien ermite à Essey et Maizerais., St Siméon ermite à Sion
    St Venance et St Vincent de Lérins nés à Toul@
    Ste Marguerite sœur de St Honorat de Lérins née à Toul@ 

    Ste Reine de Pierre la Treiche
    Les Saints du St Mont : St Amé, St Arnould, St Romaric moines à Rémiremont
    St Déodat moine à St Dié 

    Le Haut Moyen-Age

    St Basle (VIè siècle. ermite et évangélisateur des campagnes de la région de Grand)
    St Sigisbert (VIIè siècle jeune roi pacifique d’Austrasie)
    St Dagobert II 

    Le Moyen-Age

    Bx Jean de Vandières (Xè siècle, curé de Fontenoy puis abbé de Gorze et ambassadeur de l’empereur Otton 1er auprès du calife de Cordoue)@
    St Tanquille abbé de St Evre de Toul
    St Wandrice abbé de Montier en Der 

    Les temps modernes

    Ste Jeanne d’Arc( XVè siècle. vierge à mission politique)@
    Bse Marguerite de Lorraine-Vaudémont (XVIè siècle, duchesse d’Alençon, mère de famille et clarisse)@
    Bse Alix Le Cler (XVIIè siècle. de Remiremont. religieuse enseignante)@
    Et St Pierre Fourier (XVIIè siècle. religieux, curé , enseignant et résistant lorrain)@ 

    Le siècle des Lumières

    Bx Antoine de Ravinel     ( XVIIIè siècle. de Bayon. martyr de la Révolution, 2 sept.1792)@
    Bx Jean-François Burté (XVIIIè siècle. de Rambervillers. Franciscain cordelier,  martyr de la Révolution, 2 sept. 1792)@
    Bx Frère Sébastien François ( XVIIIè siècle. capucin né à Nancy,  paroisse St Nicolas. Martyr des Pontons de Rochefort 1794)@ 

    Bx Gervais-Protais Brunel( XVIIIè siècle. trappiste né à Magnières. Martyr des Pontons  de Rochefort 1794)@
    Bx Hubert Gagnot( XVIIIè siècle. carme  de Nancy.  Martyr des Pontons  de Rochefort 1794)
    Bx Frère Uldaric Guillaume (XVIIIè siècle. frère des Ecoles Chrétiennes de Nancy. Martyr des Pontons  de Rochefort 1794) 

    Le XIXè siècle des missionnaires dans les pays lointains. 

    St Augustin Schoeffler     (XIXè siècle. de Mittelbronn. élève du séminaire de Nancy  puis aux Missions Etrangères de Paris. martyr au Tonkin)@
    Bx Jean Martin Moye (fondateur des sœurs de la Providence de Portieux, missionnaire en Chine)
    Bx Joseph Gérard (XIXè s.-1914. de Bouxières-aux-Chênes. OMI. fondateur de l’Eglise du Lesotho)@

    Le XXè siècle

             Bx Charles de Foucauld  (1858-1916. Ermite du Sahara)
             Bx Charles de Habsbourg - Lorraine (1888-1922. Homme de paix. Dernier empereur d’Autriche) 

    @ saints nés dans le diocèse.

  • Actualités du service diocésain des Affaires culturelles

    Mardi 7 octobre à Epinal

                Rencontre entre les différents délégués diocésains aux affaires culturelles des diocèses de Besançon, Strasbourg, Metz, Verdun, St Dié et Nancy. L’ordre du jour de la rencontre prévoyait à la fois un bref bilan des activités des services durant l’été et le partage des projets pour 2014-2015 dan chaque diocèse. C’est l’occasion d’un riche échange et d’une partage d’idées, d’adresses, de styles d’intervention toujours très profitable. Nous avons aussi travaillé un document sur « l’art contemporain et la foi », une des grandes questions de notre époque selon le Pape Paul VI pour qui « le divorce entre l’art de la culture contemporaine et la foi est un des drames de notre temps. ». Nous nous sommes accordé un moment de détente en visitant, aux Archives départementales des Vosges, une belle exposition sur la représentation cartographique des Vosges de l’antiquité à nos jours, complétée, comme en contre point, par des tableaux sur les Vosges de différentes siècles.

    Prochaine activité du service de Nancy :

                Participation et aide du service, les  18,19 et 20 Novembre prochains, au Congrès national des directeurs de pèlerinages des diocèses de France sur le thème : « Pèlerinages, chemins d’espérance » dans le contexte du Centenaire de la Guerre de 1914-1918. Ce congrès comporte un travail théologique, historique et spirituel ainsi qu’une visite de la région pour l’organisation de futurs pèlerinages (Verdun et les champs de batailles mais aussi la Maison de Robert Schuman à Scy-Chazelles, un laïc lorrain, homme politique et homme de paix, fondateur de l’Europe.)

  • Saint Pierre Fourier‬

    St Pierre Fourier.jpg

    Tableau de l’église St Martin de Pont-à-Mousson, église de l’Université des Jésuites.

    Fils d’un marchand drapier (son père est maître de la Frairie des drapiers de 1579 à 15816), il voit le jour en 1565. En 1578, à l'âge de 14 ans, il entre à la Faculté jésuite des Arts de Pont-à-Mousson où il poursuit pendant six ans des études de grammaire et de rhétorique. Son cousin Jean Fourier (1559-1636) y est professeur de théologie avant de devenir recteur de l'université. Le Père jésuite Louis Richeome - surnommé le “Cicéron français”- le marque profondément avec sa conception optimiste de la nature humaine qui rejoint l'enseignement du Concile de Trente et annonce l'Humanisme dévot.

    En 1585, il est ordonné prêtre. Ses confrères chanoines inquiets de sa piété, le renvoient à l'Université de Pont-à-Mousson où il accomplit pendant sept ans des études de théologie et de droit, au contact du légiste Pierre Grégoire fondateur de l'«École doctrinale de Droit Public de Pont-à-Mousson». Il est formé à la théologie de Saint Thomas actualisée par le dominicain Cajetan.

    De retour à Chaumousey son abbaye, pour se débarrasser de lui, il se voit confier en 1597 la cure de Mattaincourtnote paroisse considérée comme un village « déchristianisé », dont il reste le curé jusqu'à sa mort en 1640.
Il associe son ministère rural à de grands projets apostoliques comme l'institution de la Congrégation Notre-Dame, la réforme des chanoines réguliers de sa congrégation et la création d'un enseignement élémentaire. Il se montre d'un grand dévouement pour les pauvres. En ce siècle tourmenté (guerre de Trente ans, famine), il prône la solidarité envers les plus démunis ; il crée un système d'entraide qu'il appelle une petite dévotionnette (équipe de cinq à six laïques qui collectent des vivres et les distribuent), et il met en place une soupe populaire. Pour éviter aux artisans en difficulté d’avoir à emprunter de l’argent aux usuriers, il crée une caisse mutuelle : la bourse Saint-Epvre qui prête sans gage et sans intérêt.

    Alors que Louis XIII et le cardinal de Richelieu essaient d’annexer le duché de Lorraine, la fidélité à son souverain légitime, le duc de Lorraine et de Bar Charles IV, lui vaut d’être expulsé en 1636 par le redoutable prélat. Il trouvera refuge à Gray en Franche-Comté, alors possession espagnole. Il y meurt quatre ans plus tard à l'âge de 75 ans.

  • Implantation des Jésuites à Nancy (2)

    A l'occasion du départ des Jésuites après 350 ans de présence en Lorraine, nous proposons un parcours dans Nancy et Pont-à-Mousson à la découverte de ce qui reste de leur implantation. On profitera de cette promenade pour décrire leur activité apostolique et culturelle.

    Voici la suite de la présentation, le début est ici.

  • ‪Servais de Lairuelz‬ (1560-1631)

                Né en 1560 à Soignies dans le Hainaut, il prit l'habit des prémontrés le 25 mars 1580 à l'abbaye Saint-Paul de Verdun, dont son oncle Jacques Colpin était alors prieur.

    « On lui avoit donné au baptême, le nom d'Annibal mais Nicolas de Bousmar, Évêque de Verdun, le lui changea en celui de Servais lorsqu'il lui administra la confirmation ».

                Il est envoyé suivre les cours de l'université de Pont-à-Mousson fondée par les jésuites en 1574 et réside à l'abbaye voisine de Sainte-Marie-au-Bois ; à l'université, il se lie avec Didier de La Cour, futur fondateur de la congrégation bénédictine de Saint-Vanne et saint Pierre Fourier, deux de ses condisciples.

                Par suite des troubles politiques et de la peste (1585), il gagne Paris et poursuit ses études en Sorbonne, en résidant au collège prémontré de Paris où il fut en contact avec les autorités centrales de l'ordre et fut ainsi choisi par le vicaire général François Loiseleur pour l'accompagner dans ses visites canoniques, avant même d'être promu docteur en théologie.

                Devenu docteur en théologie, il retourne à Saint-Paul de Verdun et ne semble pas y avoir d'abord mené une vie particulièrement régulière et fervente. Vint le temps du dégoût de la vie facile, puis une maladie grave ; Lairuelz se convertit et son premier soin fut de travailler à la restauration de la discipline monastique parmi ses frères.

                Devant leurs réticences, il songea à quitter son ordre, mais y renonça sur les conseils du jésuite Anselme André qui l'orienta vers la réforme de l'ensemble de l'ordre prémontré (vers 1592-1593). En 1596, Lairuelz gagne la confiance de François de Longpré † 1613, abbé réformateur élu général de l'ordre, et devient son confident ; bientôt après, il est nommé vicaire général (vers 1597) ; il le demeura jusqu'en 1617. En vertu de cette charge, il visita canoniquement les maisons prémontrées, en particulier dans l'Allemagne, l'Autriche et la Belgique actuelle. On conserve un assez grand nombre des ordonnances prises dans les chapitres tenus durant ses visites.

                Lentement mûrit en lui la conviction qu'une réforme plus radicale était nécessaire et qu'il fallait remettre en vigueur les Statuts primitifs. Un groupe d'abbayes lorraines adopta ces Statuts ; cette « communauté de la primitive rigueur » se donna une structure particulière.

                En 1600, il succède à l'abbé de Sainte-Marie-au-Bois, Daniel Picard, et envoie ses jeunes religieux suivre les cours de l'Université de Pont-à-Mousson. À partir de 1607, il œuvre au transfert de son abbaye à côté de l'Université à Pont-à-Mousson. La construction de la nouvelle abbaye Sainte-Marie-Majeure débute en 1609 et se termine en 1616.

                La dizaine de livres qu'il a publiés font la promotion de la stricte observance ; on y relève aussi l'influence de la Compagnie de Jésus.

    • Optica Regularium en 1603, jette les bases de la Réforme de Lorraine
    • Statut de la réforme de l'Ordre de Prémontré
    • Catéchisme des Novices
    • L'optique des réguliers de l'Ordre des Augustins

                En 1631, il ramène ses moines à Sainte-Marie-au-Bois pour fuir l'épidémie de peste qui sévit à Pont-à-Mousson et c'est là qu'il meurt le 18 octobre 1631.

  • 4 septembre : Saint Mansuy

    St Mansuy et l’organisation de la communauté autour d’un évêque : 

    Fête dans le diocèse le 4 septembre

    tombeau Saint Mansuy b.jpg

    le tombeau de St Mansuy à la cathédrale de Toul. Oeuvre de Mansuy  
    Gauvain grand sculpteur lorrain du XVIè, celui qui a sculpté Notre  
    Dame de Bonsecours

       C’est dans la 1ère moitié du IVè (Metz  dernier quart du IIIè) que Mansuy/ Mansuet (Mansuetus en latin =le doux)  arrive à Toul et il fut le premier évêque d’une communauté chrétienne déjà existante, même si elle était petite. Elle fut sans doute créée par des militaires chrétiens en poste à Toul et sans doute par les grands personnages chrétiens qui passèrent à Toul : St Athanase d’Alexandrie … allant en exil à Trêves et passant nécessairement à Toul.

       En effet, le 5 février 336, Athanase doit prendre le chemin de l'exil à Trèves. Il y séjourne pendant un peu plus d'un an (printemps 336 - juin 337). Il  a des compagnons égyptiens et y est bien reçu par l'évêque de la ville, Maximin. Réside également à Trèves le césar Constantin, fils aîné de l'empereur, qui devient le protecteur d'Athanase. L'empereur Constantin Ier meurt à Nicomédie le 22 mai 337, et la nouvelle parvient à Trèves dans les premiers jours de juin. Le 17 de ce mois, le césar Constantin envoie une lettre au peuple et au clergé d'Alexandrie : il y affirme que l'intention de son père était de rétablir Athanase sur son siège, et que lui-même va exécuter cette volonté. Athanase arrive le 23 novembre à Alexandrie, où il est accueilli en triomphe par ses partisans, mais où ses ennemis provoquent aussi des tumultes.Notons que St Jérôme (347-420), St Martin (316-397) et St Ambroise (né à Trêves en 340-397) se rendant à Trêves ou en revenant,  passèrent aussi à Toul. Le poète Ausone (309-394) précepteur de Gallien  puis préfet des Gaules séjourna à Toul et chanta la beauté de la Moselle.

       Revenons à Mansuy : Il serait sans doute plus juste de dire que Mansuy, un évêque itinérant de la Belgica prima, est le premier à s'être fixé en fin de vie à Tullum. Il aurait exercé son ministère de 338 à 375.

       La première Vie de St Mansuy fut écrite au Xème siècle, par le moine Adson abbé de Montier en Der.

       Ce qu’on sait de sûr, c’est que Mansuy édifia aux portes de la Cité, hors les murs, un oratoire, une petite église qu’il dédia à St Pierre et dans laquelle il fut enterré. Ce lien à St Pierre est très symbolique et intéressant. Plus tard une abbaye s’éleva sur son tombeau jusqu’à la Révolution et son corps demeura à cet endroit jusqu’en 1990.

       Le miracle le plus célèbre du saint fondateur : la résurrection du fils du gouverneur romain de la ville qui s’était noyé dans la Moselle.

  • 2 septembre : Bienheureux Antoine de Ravinel

    Mémoire diocésaine

    Antoine de Ravinel naquit à Bayon, le 6 juillet 1769, dans une famille qui compte encore en Lorraine de nombreux descendants. Après des études qui lui valurent le grade de maître ès arts de l'université de Nancy (sise dans l'actuelle bibliothèque municipale), il entra au séminaire de cette ville et fut tonsuré le 26 mars 1785 dans l'église Saint Pierre (ancienne église Saint Pierre). 

    Admis aux ordres mineurs en 1788, il partit pour compléter sa formation cléricale au séminaire Saint-Sulpice, à Paris, où il vit débuter la Révolution. il y fut ordonné sous-diacre en 1791, puis diacre, le 29 mai 1792.

    La persécution déclenchée contre le clergé insermenté atteignit le jeune séminariste, qui fut arrêté le 15 août 1792 et enfermé au couvent des Carmes (actuel institut Catholique). C'est là qu'i trouva la mort au cours des massacres du 2 septembre. Il fut béatifié le 17 novembre 1926, avec tous ses compagnons de supplice, parmi lesquels le Père Burté, religieux cordelier, natif de Rambervillers, et qui avait été plus de vingt ans au couvent de son ordre à Nancy.

    Petite-eglise-st-pierre.jpg

    Ancienne église Saint Pierre