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La Lorraine Religieuse

  • Concert Bach

  • Concert Bach

  • CONCERT LECTURE

    DIMANCHE 3 FEVRIER 2019     16H30

     

    SALLE MAGDALA

    (sous l’église St Pierre. Entrée en descendant rue Lionnois côté pair)

     

     

    CONCERT LECTURE

     

    FRERE LAURENT DE LA

     

    RESURRECTION

     

     

    « LES MAXIMES SPIRITUELLES »

     

    DIALOGUANT AVEC LA MUSIQUE

    DE MONSIEUR DE SAINTE COLOMBE

    ET DE MARIN MARAIS

    A LA VIOLE DE GAMBE

     

    Père Jacques Bombardier

     

    Entrée  libre.

  • A la rencontre d'un grand spirituel lorrain

    Frère Laurent de la Résurrection, 

    de Lunéville, Carme du 17èmesiècle

    4 rendez-vous pour mieux le connaître et s’initier à sa méthode de prière.

     

    Dimanche 13 janvier 2019  Salle MAGDALA SOUS L’ÉGLISE ST PIERRE, rue Lionnois à 16H30

    1erConcert lecture de Frère Laurent  par Martine Boiché

    Lecture d’extraits des lettres d’accompagnement spirituel du Frère et en contre point extraits de musique d’Elisabeth Jacquet de la Guerre, compositrice et claveciniste française, la plus célèbre compositrice de l'Ancien Régime sous Louis XIV et Louis XV.

     

     

    Samedi 19 janvier 2019 au CENTRE SPIRITUEL,  après la messe de 9H

    « Frère Laurent dans son époque » par Père Jacques Bombardier

    Une belle promenade dans le 17èmesiècle lorrain et français, siècle merveilleux de créativité, mystique, ravagé par les guerres et les luttes religieuses…

     

     

    Samedi 26 janvier 2019 au CENTRE SPIRITUEL, après la messe de 9H

    Lecture du Frère Laurent par Martine Boiché.

    Biographie de Frère laurent de la Résurrection.et commentaire sur les textes qu'il nous a laissé.

     

     

    Dimanche 3 février 2019   Salle MAGDALA SOUS L’ÉGLISE ST PIERRE, rue Lionnois à 16H30

    2èmeconcert lecture de Fr Laurent par Père Jacques Bombardier.

    Lecture des Maximes spirituelles du Frère Laurent et, en contre point musical, extraits de musique de Marin Marais (1656-1728) à la viole de gambe, élève de Monsieur de Sainte Colombe.

  • VIE DE FRERE LAURENT DE LA RESURRECTION

                Frère Laurent de la Résurrection naquit à Hériménil près de Lunéville en 1614: il s’appelait Nicolas Herman, fils de Dominique Herman et de Louise Majeur. On en sait rien de son enfance ni de sa famille. Il semble ne pas avoir fait d’étude.

                « A dix-huit ans, une intuition soudaine, cosmique, de la grandeur et de la présence de Dieu le saisit profondément. C’est un rappel silencieux du Mystère divin et une première conversion. »(De Meester p.10) La découverte de la puissance de la Résurrection.

                « Un jour en hiver, regardant un arbre dépouillé de ses feuilles et considérant que, quelques temps après, ces feuilles paraitraient de nouveau, puis des fleurs et des fruits, il reçut une haute vue de la providence et de la puissance de Dieu qui ne s’est jamais effacée de son âme. Cette vue le détacha entièrement du monde et lui donna un tel amour pour Dieu qu’il ne pouvait pas dire s’il était augmenté depuis plus de 40 ans qu’il avait reçu cette grâce. » Entretien 1.

                Pourtant c’est vers la profession des armes qu’il s’oriente pour défendre la Lorraine contre la France: nous sommes en pleine Guerre de Trente Ans. Arrêté, soupçonné d’être un espion, il réussit à la dernière minute à prouver son innocence et put rejoindre les troupes lorraines. Il est blessé au cours du siège de Rambervillers en 1635 [1]et revient alors chez ses parents à Hériménil. Plus tard, il parlera des péchés de sa jeunesse et rappellera qu’à un moment, il a voulu « rectifier sa conduite passée. »Il cherche alors intensément sa voie. Il tente un moment la vie érémitique auprès d’un gentilhomme dans une solitude mais abandonne ce genre de vie qui ne semble pas fait pour lui.

                Il part alors à Paris et devient laquais de M de Fieubet.[2]Son oncle maternel – Jean Majeur –  qui est frère convers chez les carmes, exerce une réelle influence sur lui.

                A 26 ans, nous sommes à la mi-juin 1640, il entre chez les Carmes déchaux[3]de la rue de Vaugirard à Paris comme frère convers. A la mi-août, il prend l’habit brun des carmes et le nom de Laurent (patron de l’église de son village natal) et du mystère de la Résurrection. C’est durant son noviciat que Laurent découvre la spiritualité de la présence de soi à la Présence de Dieu dans le livre La discipline claustraledu carme déchaux Jean de Jésus Marie (+1615), un des livres majeurs enseignés dans les noviciats carmes.

                 Frère Laurent avait fait profession solennelle le 14 août 1642. Les débuts sont austères (pendant 10 ans environ) puisque le Frère avouera plus tard avoir été déçu et avoir dit à Dieu : « vous m’avez trompé! ».Il entre dans une nuit profonde qui va durer plusieurs années dont les quatre dernières furent les plus cruelles. Il se croyait hors du salut...  « il me semblait que les créatures, la raison, et Dieu même fussent contre moi et que la foi seule fut pour moi.... Lorsque je ne pensais plus qu’en finir mes jours dans ces troubles et ces inquiétudes, dans un acte d’abandon, ... je me trouvai tout d’un coup changé. Et mon âme, qui jusqu’alors était toujours en trouble, se sentit dans une profonde paix intérieure, comme si elle était en son centre et en un lieu de repos. »

    Laurent vit les 40 dernières années de sa vie dans une présence de Dieu presque continuelle.

                 Pendant quinze ans, il sera le cuisinier de sa communauté parisienne qui comptera souvent plus de cent religieux ! Mais conséquence de sa blessure militaire, Frère Laurent souffre d’une jambe et devient de plus en plus boiteux. La cuisine est trop lourde: on lui confie la savaterie et l’approvisionnement en vin qui le fait voyager en bateau chaque année, en Auvergne ou  en Bourgogne.

                Le Frère a beaucoup de contacts : les ouvriers qui viennent travailler au couvent, les mendiants de la porte, les visiteurs des parloirs... Peu à peu le rayonnement de Frère Laurent  s’étend: des prêtres [4], un évêque [5], des personnes de haut rang et des pauvres le choisissent comme directeur spirituel, lui écrivent et reçoivent réponse. Fénelon est venu le voir peu avant la mort du Frère. On dira bientôt que « Tout Paris » le connaît. Au travers d’un extérieur grossier, on découvrait dans le frère une sagesse singulière, une liberté au-dessus de la portée habituelle d’un frère convers et une pénétration qui dépassait tout ce que l’on en attendait.  « Il avait le meilleur cœur du monde. Sa bonne physionomie, son air humain et affable, sa manière simple et modeste lui gagnaient d’abord l’estime et la bienveillance de tous ceux qui le voyaient. Plus on le pratiquait, plus on découvrait en lui un fond de droiture et de piété qui ne se rencontre guère ailleurs... Lui qui n’était pas de ces personnes qui ne fléchissent jamais et qui regardent la sainteté incompatible avec des manières honnêtes, lui qui n’affectait rien, s’humanisait avec tout le monde et agissait bonnement avec ses frères et ses amis sans prétendre s’en distinguer... Pendant plus d’un demi-siècle, la bonhomie toujours serviable du Frère Laurent, vivant la profondeur d’une contemplation d’où naissait la sagesse de ses conseils, avait réjoui et entraîné les frères du couvent de la rue de Vaugirard. »(id. p.18 - 19). Dans les dernières années de sa vie, il fut souvent malade, pressé de « Le voir bientôt ». Il mourut le 12 février 1691 à l’âge de 77 ans[6].

     

                Les Maximes spirituelles fort utiles aux âmes pieuses pour acquérir la présence de Dieu, œuvre de Laurent et publié en 1692 et les Mœurs et Entretiens du Frère Laurent de la Résurrectionen 1694, les deux ouvrages par les soins de l’abbé de Beaufort vicaire général de Paris eurent beaucoup de succès très rapidement.    

                Mais, lors de la querelle entre Bossuet et Fénelon sur la vie mystique - dans le contexte de l’affaire du quiétisme et de madame Guyon à la fin du XVIIè siècle en 1699 – Fénelon fut condamné mais il fit finement remarquer que ses adversaires  condamnaient chez lui ce qu’ils avaient approuvé chez Laurent ! Ce fut l’éclipse en terre catholique française du Frère et de ses écrits !

                Catholique et française … car ses œuvres furent éditées et rééditées dans le monde protestant (allemand, anglais, méthodiste, hollandais, américain….) jusqu’à aujourd’hui. A tel point que l’édition française des œuvres de 1894 est une rétroversion de la traduction anglaise ! On avait même perdu les originaux du Frère Laurent. La chance fut de retrouver en 1991 un manuscrit daté de 1745 et qui est la transcription exacte des originaux… comportant bien des différences avec le livre édité de Beaufort !! Ces « nouveaux textes » paraitront en 2014 !

     

     

     

    [1]Rambervillersa une place bien marquée dans la guerre de Trente ans. C’est à Rambervillersque Charles IV, duc de Lorraine, se retrancha en 1635, et arrêta l’armée française commandée par le maréchal de la Force.

    [2]Guillaume de Fieubet, né à Toulouseen 1585 et décédé à Parisen 1636 est un parlementaire de Toulouse nommé premier président du Parlement de Provence en 1636. Guillaume de Fieubet, fils du magistrat Arnaud Fieubet, est né à Toulouse en 1585. Il montre de grands talents dans la magistrature ; il est avocat général au Parlement de Toulouse, puis président à mortier dans la même cour. Il est remarqué par Louis XIIIqui le nomme le 20 février 1636premier président du parlement de Provence. Il meurt à Paris en 1636 sans avoir pu prendre possession de son siège.Il semarie à Marguerite de Saint-Pol dont il aura deux fils :Gaspard de Fieubet qui sera premier président du parlement de Toulouse et Bernard de Fieubet, intendant des finances.

    [3]il s’agit des carmes réformés par St Jean de La Croix

    [4]dont le vicaire général de Paris, l’abbé de Beaufort, qui a laissé une biographie de Frère Laurent

    [5]sans doute Mgr Louis-Antoine de Noailles futur archevêque de Paris… et sans doute également

    Fénélon archevêque de Cambrai.

    [6]Nous possédons un recueil de 16 lettres du Frère, un manuscrit de « Maximes spirituelles ou moyens pour acquérir la présence de Dieu » et une biographie (composée d ‘un Eloge  et des Mœurs ) et Quatre Entretiensdu vicaire général de Paris qui fut son dirigé.

  • Concerts lecture

    Les « concert lecture » de cette année sont consacrés à un très grand spirituel carme de notre région : le Frère Laurent de la Résurrection originaire de Lunéville.

    Programme : 

    Dimanche 13 janvier 2019
    Salle Magdala sous l’église St Pierre, rue Lionnois
    16H30

    1erConcert lecture de Frère Laurent
    par Martine Boiché

      

    Samedi 19 janvier 2019 au centre spirituel
    Après la messe de 9H

    « Frère Laurent dans son époque »
    par Père Jacques Bombardier

     

    Samedi 26 janvier 2019 au Centre spirituel
    Après la messe de 9H

    Lecture du Frère Laurent
     par Martine Boiché

       

    Dimanche 3 février 2019
    Salle Magdala sous l’église St Pierre, rue Lionnois
    16H30

    2èmeconcert lecture de Fr Laurent
    par Père Jacques Bombardier

  • Les Lieux Fondateurs de la Doctrine Chrétienne

    Pèlerinage du 7 avril 2018

    Notre premier rendez-vous était à Toul, où le Père Jean-Baptiste Vatelot fut chanoine de la cathédrale de Toul. Les Soeurs de la Doctrine Chrétienne le considèrent comme leur véritable fondateur. En effet, il crée les petites écoles pour les filles. il place dans chaque village des maîtresses, une ou plusieurs suivant la taille du village, qui instruisent les petites filles, soignent les malades, accueillent et forment les mères de famille.

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    La maquette de l'ancien jubé de la cathédrale qui fermait le choeur des chanoines.

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    Lecture du testament du Père Varnerot que nous évoquerons plus tard.

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    La tombe du Père Vatelot. A sa mort en 1748, sa fondation compte environ deux cents membres.

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    Jouxtant la cathédrale, l'ancien évêché et ses jardins. (actuellement la mairie)

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    Le quartier de la cathédrale était entièrement occupé par les maisons des chanoines. Nous ne savons pas précisément où était située celle du Père Varnerot. Voici quelques maisons canoniales...

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    Portail du Savateur :

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    Les nouvelles soeurs viennent se former à la "Mère-école" de Toul (ci-dessous). De même, une fois l'an, toutes les religieuses viennent ici se ressourcer pour que leur enseignement soit sans cesse renouvelé. Voilà un grand précurseur de la formation permanente !

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    Nous sommes ensuite allés à Lucey. C'est dans cette église que le Père Varnerot (1688-1748) fut curé. Le Père Varnerot, c'est la génération précédente. C'est lui qui eut le premier l'idée de créé des classes dans son village pour les petites filles.

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    L'intérieur de son église.

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    Sa tombe dans le cimetière avoisinant.

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    Ses deux nièces Marie et Anne Varnerot furent les maîtresses de la première école. Voici leurs pierres tombales.

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    Sa nièce Catherine Varnerot fut élue supérieure générale des Maîtresses d’école du diocèse. 

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    Son presbytère.

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    Nous nous rendîmes enfin à Bruley, où naquit le Père Vatelot (1688), Chanoine de Toul.(voir plus haut)

    C'est cette maison, lui appartenant, qu'il donna pour fonder l'école. Elle est toujours occupée par des soeurs de la Doctrine Chrétienne.

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    Un délicieux Gris d'Avril nous y attendait ! Un grand merci aux soeurs pour leur accueil. 

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    Cliquer sur les photos pour les agrandir.